L'assurance de la qualité dans les établissements postsecondaires au Québec

Le système d'enseignement postsecondaire du Québec est décrit dans la publication du CICDI intitulée L'enseignement postsecondaire dans les provinces et territoires du Canada.  L'enseignement postsecondaire y est dispensé selon deux voies :

Les programmes universitaires sont offerts exclusivement par les universités, les instituts et les écoles reconnus en vertu de la Loi sur les établissements d'enseignement universitaire.  À titre d'exemple, des établissements peuvent être reconnus par l'une ou l'autre des dispositions de cette loi :

  • Les établissements énumérés aux paragraphes 1° à 8° de l'article 1 de la Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire;
  • Les établissements de l'Université du Québec créés par des lettres patentes émises conformément aux dispositions de la Loi sur l'Université du Québec;
  • Les programmes d'établissements reconnus par un décret pris en application du paragraphe 13° de l'article 1 de la Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire.;
  • Les établissements reconnus par une loi prise en application du paragraphe 2 de l'article 2 de la Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire.

L'éducation collégiale est offerte selon quatre voies :

Mécanismes d'assurance de la qualité

Les mécanismes d'assurance de la qualité du système d'enseignement postsecondaire du Québec varient en fonction du type d'établissement et de programme.  Ces mécanismes sont les suivants :

toc / tdm Universités

Mesures législatives

Le plus récent document d'importance dans le domaine est La politique québécoise à l'égard des universités : pour mieux assurer notre avenir collectif.

Selon cette politique, « La configuration actuelle du système universitaire [du Québec] est un héritage de l'histoire.  Aucune loi ni aucun plan directeur ne sont venus encadrer son développement [...]. »

Même si aucune loi ne définit le système universitaire, chaque université fut créée par charte royale ou loi.

Ainsi, et à titre d'exemple, l'Université du Québec, fondée en 1968, a été créée en vertu d'une loi précise, qui prévoit un mécanisme de délivrance de lettres patentes par le gouvernement.

La Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire énumère les établissements universitaires du Québec et stipule que les termes « universitaire » et « université » sont d'usage réservés aux fins prévues par cette loi.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), un organisme de coordination qui regroupe les universités sur une base volontaire, exerce un rôle de supervision de la qualité des programmes.  Chaque université a établi une politique d'évaluation des programmes existants. La Commission de la vérification de l'évaluation des programmes de la CREPUQ examine les pratiques d'évaluation institutionnelles.  Les nouveaux programmes menant à un grade universitaire (baccalauréats, maîtrises et doctorats) sont soumis à la Commission de l'évaluation des projets de programmes (CEP) de la CREPUQ pour un avis de qualité scientifique.

L'avis de qualité scientifique est analysé par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.  La décision du financement des inscriptions dans ces nouveaux programmes est prise en application des dispositions prévues dans le document suivant : Procédure liée à l'examen d'opportunité des projets de programmes conduisant à un grade présentés au ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport aux fins de financement.

Ces mécanismes complémentaires visent à évaluer les projets de programmes de chaque établissement et à assurer la pertinence des divers programmes universitaires.

Le gouvernement du Québec finance en grande partie les universités.  En échange, il s'attend à ce que ces établissements utilisent efficacement ces fonds et rendent compte de leur gestion.  La politique de financement des universités vise, d'une part, à assurer la qualité de la formation et de la recherche en fonction de la situation propre à chaque établissement et, d'autre part, à appuyer les objectifs établis dans la Politique québécoise à l'égard des universités.  Les règles du budget définies annuellement par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport tiennent compte de la Politique québécoise de financement des universités.

Affiliation

Créées par loi avant l'Université de Montréal et habilitées à délivrer leurs grades, l'École Polytechnique (1873) et l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal (1907) ont jugé pertinent de conclure un contrat d'affiliation avec l'Université de Montréal (1920).  Ce contrat d'affiliation règle l'homologation des grades délivrés par ces écoles comme étant aussi des grades délivrés par l'Université de Montréal.  Ces trois établissements ont des conseils d'administration distincts.  Cependant, des établissements (soit dans le même secteur ou de secteurs différents) ont conclu des ententes portant sur divers programmes précis.  Ces ententes sont régies par des protocoles que les établissements signataires sont tenus de mettre en pratique.  Les mesures de contrôle de la qualité sont donc les mêmes que celles de nouveaux programmes.  En vertu d'une entente administrée par la CREPUQ, les étudiantes et étudiants de ces programmes ont accès aux services de recherche documentaire de tous les établissements visés.

Ces programmes existent à tous les niveaux et comportent les modèles suivants :

  • programmes conjoints (faisant appel aux ressources de plusieurs établissements);
  • programmes de formation complémentaire (sous la responsabilité de l'établissement d'origine);
  • programmes en réseau ou programmes associés (offerts par deux facultés au sein d'un même établissement ou par plusieurs établissements).
Transfert de crédits et équivalence des programmes

Afin de favoriser la mobilité des étudiantes et étudiants qui souhaitent changer d'établissement, les études déjà suivies peuvent être reconnues grâce à un mécanisme de transfert de crédits entre universités reconnues.  Jusqu'à deux tiers des crédits d'un programme donné peuvent être transférés, selon les politiques de chaque établissement.  Puisque les programmes varient eux aussi d'un établissement à l'autre, il existe divers mécanismes d'exemption et de substitution des cours.  Ces mécanismes relèvent de l'établissement hôte et du comité chargé du programme.  Le transfert n'est jamais automatique et l'étudiante ou étudiant doit préalablement s'inscrire à l'établissement hôte.

Il existe également un mécanisme de reconnaissance des acquis qui permet d'accorder une équivalence pour une formation scolaire ou une expérience de travail.  Ici encore, une telle reconnaissance n'est pas automatique et s'appuie sur une étude approfondie du dossier de la candidate ou du candidat par l'établissement hôte.

La transition du cégep à l'université peut se faire par l'entremise d'un programme d'équivalences régi par un protocole d'entente.  Les programmes « DEC-BAC » (du diplôme d'études collégiales au baccalauréat) sont régis par des ententes précises entre les établissements et permettent d'obtenir un certain nombre de crédits universitaires pour les cours suivis au collège.  Ces ententes ne visent que les cours de la formation technique, puisque les cours de la formation préuniversitaire sont de toute façon préalables à l'admission à l'université.  Il n'existe aucun guide provincial sur les équivalences ou les transferts, bien que les registraires des universités du Québec utilisent des ressources précises, notamment pour déterminer les équivalences possibles.  L'une de ces ressources est le Guide des niveaux de formation pour l'admission générale des candidats non québécois publié sous la responsabilité de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.

La reconnaissance de la formation reçue à l'étranger est la responsabilité des établissements (écoles, collèges et universités) du Québec.  De plus, le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles évalue l'équivalence des études, principalement pour le marché du travail, bien que cette information puisse également servir aux établissements d'enseignement.

Évaluations externes et internes

Chaque établissement est tenu d'adopter une politique d'évaluation périodique de ses programmes.  Cette évaluation peut faire appel aux professeures et professeurs, chargées et chargés de cours, étudiantes et étudiants et diplômées et diplômés de l'établissement de même qu'aux employeurs, le cas échéant, à des spécialistes externes et à des experts internationaux.  La Commission de vérification de l'évaluation des programmes de la CREPUQ revoit ces évaluations périodiques.

Le Comité d'agrément des programmes de formation à l'enseignement (CAPFE) approuve les programmes de formation du personnel qui se destine à l'enseignement.

Agrément professionnel

Le Règlement sur les diplômes délivrés par les établissements d'enseignement désignés qui donnent droit aux permis et aux certificats de spécialistes des ordres professionnels est adopté en application du Code des professions.  Les ordres professionnels examinent l'adéquation de la formation aux compétences professionnelles à acquérir pour l'exercice de la profession.  Les ordres professionnels confient généralement à un comité consultatif de la formation le soin d'examiner la qualité de la formation en regard : a) des objectifs des programmes de formation menant à un diplôme ouvrant droit à un permis ou à un certificat de spécialiste; b) des visées des autres conditions de délivrance d'un permis ou d'un certificat de spécialiste; c) des normes d'équivalence de diplôme ou de formation, prévues par le règlement du Bureau de l'Ordre, donnant ouverture à un permis ou à un certificat de spécialiste.

Le Code des professions du Québec (chapitre C-26, Lois refondues du Québec) donne un aperçu des professions du Québec et des procédures propres à chaque ordre professionnel.  L'Office des professions du Québec voit à la mise en œuvre du Code des professions.

Parfois, des ordres professionnels (tel l'Ordre des ingénieurs du Québec) peuvent faire partie d'une association qui regroupent plusieurs ordres (tel le Conseil canadien des ingénieurs).  Une fonction d'agrément de programmes d'études universitaires en fonction des normes canadiennes ou internationales peut être exercée par de telles associations.  Ces pratiques d'agrément sont toutefois distinctes des mécanismes d'examen de la qualité antérieurement définis.

Autres mécanismes

En plus d'être membres de la CREPUQ, les universités du Québec appartiennent à l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC).  L'AUCC a adopté des principes d'assurance de la qualité.  Les chefs d'établissements d'enseignement universitaire adhèrent à ces principes.  L'AUCC impose aux établissements des critères d'adhésion qui portent sur leur mission principale, l'éventail des programmes qu'ils offrent, l'étendue et la profondeur de leurs programmes, la nature de leur lien avec l'établissement parent, la taille de leur effectif, l'importance qu'ils accordent aux bourses d'études et à la recherche universitaire et le respect des principes de la liberté et de la responsabilité universitaires.  Les établissements désireux d'en devenir membres sont inspectés par un comité d'évaluation nommé par l'AUCC, qui fournit au conseil d'administration de l'AUCC un rapport portant sur divers éléments et qui recommande une décision quant à savoir si l'établissement offre ou non un enseignement de calibre universitaire.

Plusieurs associations professionnelles représentant les cadres et les universités (tant à l'échelle provinciale qu'à l'échelle pancanadienne) voient également à promouvoir la qualité.  De plus, les associations étudiantes jouent un rôle actif pour s'assurer que les programmes et les conditions d'apprentissage sont optimaux.

Outre l'Office des professions du Québec, l'Association des agences d'agrément du Canada (AAAC) est un organisme pancanadien constitué d'associations professionnelles.  Elle fait la promotion auprès de ses membres de pratiques exemplaires pour l'agrément des programmes de formation.

toc / tdm Collèges

Ce secteur de l'éducation, créé en 1967, est unique au monde.  Il permet la transition entre l'école secondaire et l'université par l'entremise de programmes préuniversitaires de deux ans et entre l'école secondaire et le marché du travail à l'aide de programmes de formation technique de trois ans.  Les programmes collégiaux mènent au diplôme d'études collégiales (DEC) conféré par le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport ou à des attestations d'études collégiales (AEC) conférées par les établissements.  Peu importe le programme d'études collégiales qu'ils choisissent, les étudiantes et étudiants suivent un programme de formation générale commun.

Le secteur collégial compte 48 cégeps publics, 24 établissements privés subventionnés, quatre établissements publics relevant d'une autorité autre que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et 26 établissements privés sous permis.  La liste complète se trouve sur le site Web du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport voit au développement de la formation préuniversitaire ou technique en fonction des trois principes suivants :

  • une formation accessible et adaptée aux besoins
  • des programmes d'études secondaires et collégiales harmonisés
  • une coopération soutenue avec les partenaires de la communauté.

Le ministère est donc responsable du contrôle de la qualité et de l'évaluation.  Il doit notamment :

  • définir les orientations et les stratégies;
  • cerner les besoins en matière d'élaboration et de révision des programmes et établir les priorités à ce chapitre;
  • assumer la responsabilité de l'évaluation des programmes.

Les programmes offerts par les collèges privés, les cégeps et les autres établissements sont régis par les règles sur le contrôle de la qualité décrites ci-dessous.

Mesures législatives

La Loi sur les collèges d'enseignement général et professionnel régit le réseau des collèges publics.  La Loi sur l'enseignement privé régit les collèges privés.  Le gouvernement mandate le ministre responsable du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour approuver tous les programmes et autoriser leur mise en œuvre. Les établissements privés qui souhaitent offrir un programme menant à un DEC ou à une AEC doivent eux aussi obtenir un permis du ministre.  Les établissements sont évalués en vertu de la Loi sur la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial.

Affiliation

Les collèges et les cégeps du Québec n'ont aucune affiliation officielle avec les universités ou les autres collèges et instituts.

Transfert de crédits et harmonisation des programmes

Puisque les programmes collégiaux sont approuvés par le ministre, le transfert entre les collèges est généralement facile.  De tels transferts sont confiés à la responsabilité de chaque collège.  Toutes les demandes d'admission au collège sont acheminées vers les centres régionaux, situés à Montréal, à Québec et au Saguenay-Lac-St-Jean, pour être traitées de façon uniforme à l'échelle de la province.  L'harmonisation de la formation professionnelle et de la formation technique peut faire l'objet d'ententes individuelles entre les collèges et les commissions scolaires.  Ces ententes permettent d'éviter le recoupement des programmes entre le secteur professionnel et le secteur technique et, ainsi, de faciliter la transition entre le secondaire et le collège et vice-versa.

De plus en plus d'équivalences sont établies entre les programmes collégiaux et universitaires, menant à des cheminements « DEC-BAC » (du diplôme d'études collégiales au baccalauréat) dans les domaines techniques (voir ci-dessus la rubrique « Transfert de crédits et équivalence des programmes » sous « Universités »).  De plus, la plupart des universités ont pris les dispositions nécessaires pour accepter les étudiantes et étudiants qui ont un DEC technique.

Évaluations externes et internes

La Commission d'évaluation de l'enseignement collégial évalue la qualité de l'enseignement dispensé par les collèges.  Pour chaque établissement, elle évalue :

  • les politiques de l'établissement quant à l'évaluation des apprentissages y compris la sanction des études, et leur application;
  • les politiques de l'établissement quant à l'évaluation des programmes d'études et leur application;
  • la mise en œuvre des programmes d'études établis par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, compte tenu des objectifs et des standards qui leur sont assignés;
  • les objectifs, les standards et la mise en œuvre des programmes d'études établis par l'établissement, compte tenu des besoins qu'ils ont pour fonction de satisfaire.

Pour les cégeps et les collèges privés subventionnés, la Commission évalue également :

  • la réalisation des activités reliées à leur mission éducative tant en ce qui concerne la planification administrative et pédagogique que l'enseignement et les divers services de soutien; dans le cas des cégeps, cette évaluation englobe celle de leur plan stratégique.

Le contrôle de la qualité des programmes préuniversitaires et techniques est assuré systématiquement par la Loi sur la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial (C-32.2).  Il importe de remarquer que ce processus s'ajoute aux politiques internes de chaque établissement.

Autres mécanismes

La Fédération des cégeps regroupe les collèges publics sur une base volontaire et joue un rôle de premier plan en assurant la représentativité et la cohésion du réseau collégial.  En partenariat avec d'autres organismes tels que le Conseil du patronat du Québec, elle a participé à la mise sur pied du Centre de liaison entreprises-éducation, dont le mandat consiste à mieux faire connaître la formation professionnelle et technique.

Les cégeps et les collèges privés appartiennent généralement à l'Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), dont les objectifs sont les mêmes que ceux de la Fédération des cégeps, mais à l'échelle pancanadienne.  De plus, l'ACCC est très présente sur la scène internationale et gère les programmes internationaux de financement conjoints de l'éducation collégiale.  Cependant, elle met principalement l'accent sur les domaines techniques, alors que la Fédération des cégeps s'intéresse également aux programmes préuniversitaires.  L'ACCC ne joue aucun rôle officiel auprès de ses membres quant à l'assurance de la qualité.  Toutefois, en s'adonnant à la recherche et en favorisant des discussions générales sur l'assurance de la qualité, elle fait la promotion de la qualité dans les programmes et de normes d'enseignement rigoureuses.

Agrément professionnel

L'Association des agences d'agrément du Canada (AAAC) est un organisme pancanadien constitué d'associations professionnelles.  Elle fait la promotion auprès de ses membres de pratiques exemplaires pour l'agrément des programmes de formation.

Certains ordres professionnels régis par le Code des professions (C-26) s'intéressent eux aussi à la qualité des programmes de formation technique offerts au niveau collégial pour certaines professions.  Le Conseil interprofessionnel du Québec joue lui aussi un rôle dans ce domaine en vertu de son mandat de protection du public.

toc / tdm Collèges et instituts privés subventionnés ou non subventionnés

Mesures législatives

La Loi sur l'enseignement privé régit les collèges privés.  Les établissements sont évalués en vertu de la Loi sur la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial.

Les établissements privés doivent obtenir un permis auprès du ministre et se soumettre aux mêmes mécanismes de contrôle de la qualité que les cégeps s'ils veulent pouvoir offrir des programmes menant à un DEC ou à une AEC.

De plus, les collèges privés sont tenus d'annoncer leur statut clairement dans toute publicité, notamment en précisant les services éducatifs qu'ils sont autorisés à offrir et les programmes de spécialisation technique stipulés dans leur permis.  En outre, ils ne peuvent prétendre que leurs programmes d'études sont un gage d'emploi, annoncer des cours d'une façon qui porterait à croire qu'une offre d'emploi s'y rattache ou mentionner un service ou un programme qui n'est pas couvert par leur permis.

Les établissements privés subventionnés offrent des programmes de formation technique ou préuniversitaire, régi par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.  Ils sont représentés par l'Association des collèges privés du Québec.

Les programmes offerts par les collèges privés sont eux aussi régis par les règles sur le contrôle de la qualité décrites antérieurement.

toc / tdm Établissements publics régis par une autorité autre que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

Quatre établissements relèvent d'une autorité autre que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport :

  • le Conservatoire de musique et d'art dramatique, relevant du ministère de la Culture et des Communications, qui est établi dans sept villes du Québec;
  • l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), relevant du gouvernement du Québec, qui en nomme le conseil d'administration;
  • l'Institut de technologie agroalimentaire, relevant du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, qui est établi dans deux villes du Québec;
  • le Collège MacDonald, relevant de l'Université McGill.
Mesures législatives

Chacun de ces établissements publics est régi par sa propre loi et relève d'une autorité autre que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.  Toutefois, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport approuve les programmes conduisant au DEC et autorise ces établissements à les mettre en œuvre. À l'instar de tous les autres établissements publics, ils sont évalués en vertu de la Loi sur la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial.

Affiliation

Ces établissements n'ont aucune affiliation officielle avec les universités ni les autres collèges et établissements.

Transfert de crédits et équivalence des programmes

Puisque les programmes collégiaux sont approuvés par le ministre, le transfert entre collèges est généralement facile.  De tels transferts sont confiés à la responsabilité de chaque collège.

Évaluations externes et internes

Les programmes offerts par ces établissements sont eux aussi régis par les règles sur le contrôle de la qualité décrites antérieurement.

toc / tdm Programmes d'apprentissage et de qualification

Au Québec, les programmes d'apprentissage et de qualification relèvent généralement des commissions scolaires et font partie de l'univers de la formation professionnelle au secondaire.

Toutefois, lorsque la continuité entre les études professionnelles secondaires et les études collégiales techniques le requiert, l'élaboration des programmes d'études techniques tient compte des dispositions de différentes lois applicables, dont la Loi sur la formation et la qualification professionnelle de la main-d'œuvre.

Mesures législatives

La Loi sur la formation et la qualification professionnelle de la main-d'œuvre définit les programmes de formation et de qualification.  Plus précisément, ces programmes peuvent déterminer :

  • les activités comprises dans un métier ou une profession;
  • les conditions d'admission à l'apprentissage et aux examens et les conditions d'obtention du certificat de qualification;
  • les matières d'examens et les certificats de qualification auxquels les programmes conduisent;
  • les droits exigibles pour la passation des examens, la délivrance et le renouvellement des certificats de qualification et du carnet de l'apprenti;
  • toute autre mesure connexe ou supplétive jugée nécessaire pour donner effet à ces programmes.

Le gouvernement peut édicter des règlements conciliables avec les dispositions de la Loi, afin d'en assurer une application efficace.  Il peut notamment :

  • déterminer les qualifications que requiert l'exercice des métiers ou professions;
  • rendre obligatoires l'apprentissage et le certificat de qualification pour pouvoir exercer un métier ou une profession déterminés;
  • déterminer les conditions d'admission à l'apprentissage, d'admission aux examens de qualification, d'obtention et de renouvellement du certificat de qualification et généralement les conditions d'admission à l'exercice des métiers ou professions;
  • déterminer le nombre de personnes pouvant être admises à l'apprentissage dans un métier ou une profession par rapport au nombre de salariées et salariés qualifiés dans une entreprise ou dans un territoire donné, et déterminer, après consultation avec les parties intéressées, le taux du salaire minimum de l'apprentie ou apprenti par rapport au salaire des salariées et salariés qualifiés;
  • déterminer les matières d'examens de qualification et les certificats auxquels ils conduisent;
  • fixer les droits exigibles pour la passation des examens et la délivrance ou le renouvellement du certificat de qualification;
  • généralement, adopter toute autre disposition connexe ou supplétive visant à l'application efficace de la présente loi et au bon fonctionnement des organismes qu'elle institue, y compris toute disposition d'exception favorisant l'application d'ententes intergouvernementales en matière de mobilité de la main-d'œuvre ou de reconnaissance des qualifications, compétences ou expériences de travail dans des métiers ou professions.
Évaluations externes et internes

La Direction de l'apprentissage a pour mandat de favoriser le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre afin qu'elle réponde aux besoins du marché du travail.

La Direction gère le régime de qualification et les programmes d'apprentissage et de qualification réglementés, administre le programme des normes interprovinciales « Sceau rouge » pour favoriser la mobilité de la main-d'œuvre, conçoit des carnets et des guides pour l'implantation de nouveaux métiers dans le cadre du régime de qualification, conçoit et administre les examens de qualification pour les métiers réglementés et offre aux régions le soutien et l'expertise en matière de gestion des régimes facultatifs et réglementés.

Agrément professionnel

L'agrément des programmes d'apprentissage et de qualification est fonction des lois applicables.

toc / tdm Lois applicables

Universités

Les lois sur l'enseignement et la recherche universitaires administrées par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport :

Collèges

Les lois et règlements sur l'éducation collégiale administrés par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Éducation collégiale administrée par un ministère autre que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Programmes d'apprentissage et de qualification

Les lois provinciales sont directement accessibles sur Internet à http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/

toc / tdm Autres sources de renseignements

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Secteur de l'enseignement supérieur
1035, rue de la Chevrotière, 15e étage
Québec (Québec) G1R 5A5
Téléphone : 418 643-3810
Télécopieur : 418 644-3090
Site Web : http://www.mels.gouv.qc.ca/

 
Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Direction générale des affaires universitaires et collégiales
1035, rue de La Chevrotière, 18e étage
Québec QC G1R 5A5
Téléphone : 418 643-6671
Télécopieur : 418 646-7447
Site Web : http://www.mels.gouv.qc.ca/Ens-sup

 
Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Direction générale de l'aide financière aux étudiants
Direction de l'attribution de l'aide financière
1035, rue de la Chevrotière, 21e étage
Québec (Québec) G1R 5A5
Téléphone : 418 643-5313
Télécopieur : 418 528-0779
Site web : http://www.afe.gouv.qc.ca/

 
Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation
710, place D'Youville, 3e étage
Québec (Québec) G1R 4Y4
Téléphone : 418 691-5950
Sans frais : 1 866 680-1884
Télécopieur : 418 644-0118
Site web : http://www.mdeie.gouv.qc.ca/

 
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
300, rue Pariseau, bureau 1200, 12e étage
Case postale 952, succursale du Parc
Montréal (Québec) H2W 2N1
Téléphone : 514 288-8524
Télécopieur : 514 288-0554
Site Web : http://www.crepuq.qc.ca/

 
Fédération des cégeps
500, boulevard Crémazie Est
Montréal (Québec) H2P 1E7
Téléphone : 514 381-8631
Télécopieur : 514 381-2263
Site Web : http://www.fedecegeps.qc.ca/

 
Association des collèges privés du Québec
1940, boulevard Henri-Bourassa Est
Montréal (Québec) H2B 1S2
Téléphone : 514 381-8891
Télécopieur : 514 381-4086
Site Web : http://www.acpq.net/

Autres organismes jouant un rôle dans l'éducation postsecondaire

Conseil supérieur de l'éducation (organisme consultatif)
1200, route de l'Église, porte 3.20
Sainte-Foy (Québec) G1V 4Z4
Téléphone : 418 643-8022
Télécopieur : 418 644-2530
Site Web : http://www.cse.gouv.qc.ca/

 
Commission d'évaluation de l'enseignement collégial
800, place D'Youville, 18e étage
Québec (Québec) G1R 5P4
Téléphone : 418 643-9938
Télécopieur : 418 643-9019
Site Web : http://www.ceec.gouv.qc.ca

 
Le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies (subventions de recherche)
140, Grande-Allée Est, bureau 450
Québec (Québec) G1R 5M8
Téléphone : 418 643-8560
Télécopieur : 418 643-1451
Site Web : http://www.fqrnt.gouv.qc.ca/

 
Fonds de recherche sur la société et la culture (subventions de recherche)
À Québec
140, Grande-Allée Est, bureau 470
Québec (Québec) G1R 5M8
Téléphone : 418 643-7582
Télécopieur : 418 644-5248
Courriel : fqrsc@fqrsc.gouv.qc.ca
Site Web : http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/

 
À Montréal
500, boul. René-Lévesque Ouest, 17e étage, bureau 100
Montréal (Québec) H2Z 1W7
Téléphone : 514 873-1298
Télécopieur : 514 873-9382
Courriel : fqrsc@fqrsc.gouv.qc.ca
Site Web : http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/

 
Fonds de la recherche en santé du Québec (subventions de recherche)
500, rue Sherbrooke Ouest, Bureau 800
Montréal (Québec) Canada
H3A 3C6
Téléphone : 514 873-2114
Télécopieur : 514 873-8768
Site Web : http://www.frsq.gouv.qc.ca

Révision : 2010-11-10


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